.. Funambule .. ♥

Une drôle de semaine, avec toi, j’ai rien vu &  pas compris grand chose.

Tout est passé si vite, de façon si douce & pourtant.

Réveillée trop tôt, fatiguée, j’ai avancé comme je pouvais, conduis pour te déposer à l’école, pour aller travailler.

Je suis à côté de mes chaussures, en dehors de ma tête & de mon corps.

J’ai souri, ri aux éclats sûrement même.

Pour autant il y a tout ça coincé à l’intérieur, tout l’inverse de ce qui se lit sur ma petite mine.

J’ai envie de m’enfouir sous un plaid, dès que possible, le plus possible. Fuir le bruit & les discussions sans intérêt.

Je sais pas trop ce qui se passe.

Noël est tout près, je suis pas prête, pas une seconde, pas envie, pas du tout.

Tu es pleine de joie de vivre, d’envie, tu comptes les jours.

J’y arrive pas.

Demain premier décembre, le calendrier de l’avent & les promesses de jolis réveils à courir découvrir les trésors.

Tu es encore cet enfant rêveuse à qui il faut laisser le temps de grandir, en douceur.

Je suis cet adulte responsable qui se doit d’être rassurante & sécurisante.

J’essaie. J’ai la sensation de vriller.

J’affronte le monde, les gens, ceux que j’aime et ceux que j’aime moins.

Il faudrait faire bien, pour faire le bien.

Tu passes tes journées à l’école, moi au travail, on se retrouve tôt & on file le plus vite que l’on peut à la maison.

On retrouve nos chats, notre bulle, c’est comme un doudou pour les grands.

Doux & rassurant.

Parfois j’ai l’impression d’avoir peur, mais je ne sais pas de quoi.

je suis pas sûr d’avoir le droit, je dois être un exemple pour Toi.

Ton guide sur un chemin que j’ai du mal à définir moi même.

Je peux passer devant, ouvrir la marche & soulever les ronces qui gênent ton passage.

Je peux faire ça, déjà.

J’ai peut être peur de ne pas te donner assez, j’aimerai te savoir rassurée.

J’aimerai que tu deviennes quelqu’un de forte, avec un coeur, le plus gros qu’il soit, mais forte !

Forte pour encaisser les coups, pour taper du poing sur la table, forte pour dire très hauts les mots qu’il faut, quand il faut !

J’adorerai que tu sois sensible aussi, très, mais pas trop, assez pour vivre des trucs dingues, pour ressentir tout autour de Toi, tout ce que les autres ne peuvent pas.

Je crois qu’il faut vivre la vie comme un funambule.

Tu te débrouilles déjà très bien, tu étires ton fil entre tes deux maisons.

Parfois tout est lisse & paisible, parfois ça tangue.

En ce moment mon fil à moi est un peu détendu, ça tangue.

Pour éviter de chuter il faut faire balancier. Pour ça j’ai ma bulle, mes chats & la musique.

De tout ça on en parle, je veux partager avec toi, que tu comprennes que tout n’est pas simple.

Tu en prends conscience à ta manière, on s’interroge & on apprend ensemble.

Cette semaine tout est passé si vite, de façon si douce & pourtant…

Ma tête embrouillée, mon coeur embrumé.

Ce qui est coincé là au fond doit sortir.

Sinon c’est mon corps qui va prendre le relais & il est seul à me porter.

Il faut que je me repose.

Tu l’as compris je pense, on ne s’inquiète pas, ça ne servirait pas à grand chose.

Je ne m’inquiète pas, mais je veux qu’on en parle

Parce que c’est moi.

Parce que je serai toujours là .

Je file sous ma couette, une berceuse sur les oreilles & toujours ce foulard dans le creux de mes bras..

♥♥♥

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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